Projet d’installation de nichoirs

Projet d’installation de nichoirs

L’équipe de l’association Le Perray Vert est heureuse de vous annoncer que le projet concernant l’« Installation de nichoirs à oiseaux et chauve-souris dans le site naturel boisé et humide de La Perche Aux Mares au PERRAY EN YVELINES » est désormais passé au statut de « Projet Lauréat ».

Merci pour votre implication et n’hésitez pas à nous rejoindre si vous désirez poursuivre l’aventure.

Un article parlant de ce projet a été réalisé par Florence Chevalier du journal “Toutes les nouvelles”, paru le 30 septembre et intitulé “Le Perray Vert veut préserver La Perche-aux-Mares”, avec l’interview de certains de nos membres.

Budget participatif : de nombreux projets dans le Sud-Yvelines !

La Région a mis son premier budget participatif sous le signe de l’écologie. 480 projets sont en compétition. Dans le sud-Yvelines, associations, communes et intercos ont participé. C’est à vous de jouer, vous avez jusqu’au 2 octobre pour voter !

Le Perray-en-Yvelines. Le « Perray vert » veut préserver la Perche-aux-Mares

« Des chevreuils, des renards. Le soir, en passant, on peut même voir, depuis la route, les sangliers », explique Anthony Polnecq avec son œil avisé de photographe. Ses observations l’ont naturellement conduit à rejoindre l’association Le Perray vert. « Notre objectif, c’est de préserver l’environnement naturel du Perray-en-Yvelines, et plus particulièrement le site de la Perche-aux-Mares menacé par un gros projet d’aménagement urbain », précise le président Mickaël Lefebvre.

20 hectares de bois et prairies

Le long de la Départementale 61, juste après avoir passé le pont enjambant la voie ferrée, les 20 hectares de bois et prairies sont convoités par l’aménageur Nexity. Sous la conduite de l’ancienne municipalité, il était prévu d’y construire un éco-quartier. Un projet approuvé par le Parc naturel régional et soutenu par la Région. 450 logements devaient y être aménagés sur 8 hectares, le reste des terres restant naturel.

« Ici, nous sommes en plein couloir écologique. La Ligue de protection des oiseaux (LPO) a répertorié 40 espèces d’oiseaux et des chauves-souris sur cette zone », raconte Anthony Polnecq, en montrant du bout du pied des traces toutes fraîches de chevreuil, tout en faisant remarquer le cri du pic-vert au loin.

Des nichoirs avec la LPO

« La Perche-aux-Mares, c’était historiquement la vidange des rigoles. Un des lieux les plus bas du Perray connus par les anciens comme des marécages. Les étangs sont classés, comme les rigoles. Et au milieu, la Perche-aux-Mares a été artificiellement retirée de cette zone protégée », s’étonne encore Jean-Luc Simon, lui aussi membre de l’association.

Le groupe est opposé à toute urbanisation du site. « D’autres solutions existent : il y a des dents creuses qui peuvent être construites en ville », cite Mickaël Lefebvre.

« Avec ce projet de logements avec vue sur les bois, le promoteur sait qu’il a un argument de vente imbattable. C’est vendu d’avance. Mais l’étalement urbain, c’est une autre époque. Il faut arrêter avec ça », plaide Jean-Luc Simon.

Afin que les Perrotins se réapproprient cette zone située à l’Est de la ville et que certains ne connaissent pas ou peu, l’association ne manque pas d’idées. En plein mois d’août, elle a déposé un dossier auprès de la Région qui lançait un appel à projets écologiques. « Nous aimerions, grâce à l’accord de la mairie, installer des nichoirs sur les terrains municipaux de la Perche-aux-Mares. La LPO est partante pour nous aider à les installer », dévoile le président.

Le Perray vert aimerait également aménager le long des rigoles des sentiers en bois, légèrement surélevés, pour permettre aux promeneurs de profiter du site, aujourd’hui impénétrable. « On pourrait ainsi relier la Perche-aux-Mares à Auffargis et Vieille-Eglise, et créer un circuit pour les randonneurs. Mais nous ne voulons pas construire un sentier à l’intérieur même du massif, pour ne pas perturber la faune qui l’habite déjà », précise bien Mickaël Lefebvre.

Reste à savoir si le projet déjà bien avancé pourra être définitivement et complètement abandonné.

Florence Chevalier